La Radio, c’est fini ?
Ton vieux transistor à la poubelle ? Oui car à partir de 2009, la radio va délaisser le standard FM pour passer au numérique. Ceci alors que la radio rétrograde d’une place et devient en 2008 seulement le quatrième média par ordre d’importance en France. Concurrencée sur son temps média par le téléphone mobile et les consoles de jeux, va-t-on tout simplement arrêter d’écouter la radio ? Interview de Sylvain Niquet, directeur du pôle radio & plurimédia chez Aegis Media Expert.|
14,7% de parts de marché pour internet, et plus que 13,3% pour la radio. Si l’on regarde les montants investis en publicité dans les médias, dans les premiers mois de 2008 en France, la radio est devenue le quatrième média derrière la presse, la télé et le web (voir le tableau). La radio serait-elle le nouveau « petit média » ? « Non, le niveau des investissements radios est constant, défend Sylvain Niquet, directeur du pôle radio & plurimédia chez Aegis Media Expert. La radio a vraiment perdu du temps d’écoute « en 2002 et 2003, explique Sylvain Niquet. Le téléphone mobile et la PS2 ont fait baisser le temps d’écoute radio quotidien de 3h10 à 2h55. Et comme le mobile, le baladeur mp3 attaque la radio sur le créneau de la mobilité, où elle était la plus forte ».
La radio et les jeunes
Aujourd’hui, chez les 15-24 ans, le temps d’écoute est stable à environ 2h10. « En fait, à part Skyrock, il n’y a plus de stations avec de forts repères jeunes, analyse Sylvain Niquet. Les libre antennes sont de moindre ampleur et durent moins longtemps. Il n’y a que la libre antenne de Difool qui fait 38,6% de part d’audience sur les 13–17 ans ».
|
«C’est le mobile et les consoles de jeu qui on pris du temps média à la radio»
|
|
Ton vieux transistor, à la poubelle ?
|
|
A partir de 2009, les radios vont commencer à émettre en numérique. Ce sera le début de la fin pour le standard Fm. En 2012, 85% de la population devrait recevoir la radio en T-DMB. Et on voit mal les Français se rééquiper en courant acheter de nouveaux postes de radios… Sauf que « la radio numérique va pouvoir rapidement s’écouter sur les mobiles ou encore dans la voiture, explique Sylvain Niquet. Et que la Fm va co-exister longtemps avec le T-DMB, au moins jusqu’en 2016 ».
LCI Radio
Au-delà des petits plus de la radio numérique (comme des infos sur les programmes ou des services comme la météo), le vrai impact dans le milieu, ça va être l’arrivée de nouveaux paquets de fréquences disponibles. « Cela attire les opérateurs. Lagardère vient de lancer Europe1 sport, Rtl et L’équipe ont lancé une webradio de sport… leur objectif est d’avoir à terme des offres sports généralistes en radio sur tout le territoire », analyse Sylvain Niquet. D’autres groupes médias sont dans les starting-blocks : « Orange, Mondadori ou le groupe TF1, qui pourrait bien lancer LCI-Radio ». |
«On n’aura pas besoin de jeter son poste tout de suite»
|
Johan Weisz










05.09.2008 / 15h46
Zinz'
la vraie question (en tout cas pour moi!)
La vraie question de ce sujet, je pense, est peut être de se demander si le numérique sera capable de relancer la crise de l'audimat à laquelle la FM n'a visiblement pas réussi à résoudre.. Le numérique est-il l'ultime chance de sauvegarder ce formidable support qu'est la radio?
30.08.2008 / 12h31
Bruno labouré
Dommage !
Quel dommage que dans ce clip l'interviewer privilégie sa voix plutôt que celle de l'interviewé !
27.08.2008 / 12h19
lam
Bah j'ai une bonne quinzaine de postes de radio chez moi, ca fait de la peine... Je vais ouvrir un musée ?
27.08.2008 / 11h43
Sébastien > freelance
ZUT !!!!
on ne va plus entendre : "ù*$£ù*/! les français parlent aux français...;à)=+=)ù^$*%$^les bergers ont rentré les loups dans la bergerie..."
c'est pas si vieux mine de rien