02.11.2008
Derniers commentaires : 26.11.2008 / 16h02 je trouve votre article très superficiel et un tan... voir

On a filme Christiania, la reserve hippie

Vidéo Danemark – Reportage. Depuis les années 70, Christiania est la communauté hippie de référence en Europe. Annabelle s’est rendue sur place, à Copenhague pour StreetReporters. Elle a pris un sérieux coup de vieux (pas Annabelle, Christiana). Reportage sur une communauté hybride qui prend un drôle de chemin entre les derniers des Mohicans et l’usine Center.

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Pas très reluisant d'être listé entre Mickey et Legoland quand on a voulu changer le monde
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L'école, à Christiania
Christiana est une communauté hippie où l'on n'écoute plus les Beatles. Nina, 63 ans, m'accueille dans sa cité autogérée avec un air abattu. Elle ponctue chacune de ses phrases par des soupirs: «Ici, quand je suis arrivée, c'était un camp militaire déserté, squatté par les junkies, je suis venue en 1977 pour les chasser ». Puis, les punks ont pris la relève dans la Pusher Street que je parcours trois fois, complètement perdue dans une foule mêlant excentriques, toxicos et simples riverains. « Les jeunes aiment bien venir ici », fait remarquer Nina avec des airs d'hôtesse de la Foire de Paris. Ils viennent pour fumer, mais depuis plusieurs années, plus de la moitié des moins de trente ans qui habitaient vraiment la communauté, sont partis. Pourtant, il n'y a pas moins de monde, c'est juste que la population est plus âgée. Les permis de construire ont d'ailleurs disparu avec les années, alors, les listes d'attente pour vivre à Christiania s'allongent de jour en jour : « Environ une quarantaine de personnes habitent par maison. Ce sont les propriétaires qui décident à qui ils donnent leur logement. Ici, on ne vend pas.» Elle est difficile à croire Nina. Plongé dans cette ambiance de Parc Disneyland vieillissant, on se demande, tôt ou tard, si c'est une sorte de mensonge-coup-de-pub. C'est vrai que chaque habitation est différente, traduisant la personnalité de son propriétaire : bateau aménagé, caravane, cabane de pêcheur ou même conteneurs superposés… Nina nous les montre une par une en passant par les écoles et les centres de loisirs. Le programme scolaire, explique-t-elle au passage, est bâti autour de l'apprentissage du respect d'autrui et de l'environnement. « On ne peut pas les filmer, ils travaillent ».

Nous marchons donc discrètement devant cette ancienne caserne reconvertie en bâtiment scolaire, à côté du lac où flotte une grenouille géante en plâtre. J'essaye de filmer, Nina me l'interdit : « les habitants sont capables de te frapper ou de détruire ta caméra, dit-elle. Les résidents sont fatigués d'être réduits à des animaux de foire. » Mais Christiania est désormais « l'attraction » la plus visitée du Danemark. Pas très reluisant d'être listé entre Mickey et Legoland quand on a voulu changer le monde. Du reste, la visite devient rapidement académique, entre les bâtiments de recyclage, le cabinet médico-homéopathique, les restaurants et la fabrique de vélos « nationalement reconnue ». Une véritable zone industrielle, où seuls manquent Flunch et Usine Center. On rencontre le médecin de la ville, qui essaye de m'enrôler : « La collectivisation reste la meilleure des solutions », selon lui. Entre les boutiques, on arpente une colline, soudain mon pied dérape. Nina m'attrape le bras et me regarde: « Mais pourquoi tu portes une robe ? Il n'y a personne à qui plaire ici ! ». Dans un premier temps, ça me semble totalement absurde. Mais lorsqu'elle détaille sa vie privée, on comprend mieux : elle n'a pas eu d'enfant, son mari est mort il y a dix ans. « J'ai été son infirmière et l'ai assisté jusqu'au bout».
Le nouveau gouvernement veut fermer Christiania
Quand la marche reprend, Nina s'agace de me voir prendre des photos à chaque coin de rue, mais continue à m'entraîner dans les magasins de souvenirs dans l'espoir de me voir acheter un tee-shirt ou des plantes médicinales locales… Elle insiste pour que j'écrive dans l'article qu'il y a 60 commerces à Christiania. C'est fait. Après la visite, on entame l'interview. Timide ou prudente, l'habitante d'origine suédoise évite les questions économiques et politiques et préfère la langue de bois. Je comprendrai plus tard que le gouvernement récemment élu et clairement à droite, veut faire fermer Christiania qui coûte trop cher. L'entrevue terminée, Nina me sourit et pose sur moi son regard de chien battu. Elle semble avoir subi un interrogatoire d'une heure. Puis, comme elle le fait probablement tous les jours, elle reprend son vélo équipé d'un side-car et me supplie d'acheter un pin's. Mais pas de profit, « les fonds sont directement versés à une association pro-tibétaine ». Marché conclu.
C’est promis, j'écrirai dans l'article qu'il y a 60 commerces à Christiania

Annabelle Azadé

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28.11.2008 / 16h04


Pas vu la vidéo

Je suis passé par Christiana, il y a 12 ans.

Que la communauté ne soit pas parfaite, j'en conviens.

Je n'ai pas vu la vidéo, je ne peux pas. Donc, mon jugement se base sur le résumé.

Là dessus, je suis d'accord avec Guillaume, j'ai l'impression que ce reportage, fleure bon le TF1. J'y ressens déjà les bons clichés.

Ce qui pourrait être intéressant en reportage, ça serait de revoir historiquemment, l'évolution de la Commune Libre, rendre compte de son organisation, voir du développement de ses "Industries", son développement architectural, pour le moins original, sa démarche dans le Bio etc...

Oui Christiana est une experience intéressante, où, à mon avis on peut largement gratter un peu plus profondément que l'apparence Babas/Fumettes et touristes en goguette. Là on commence à attaquer une idée de reportage.

Bref, je présume qu'on apprend pas grand choZe d'intéressant sur la ville autonome et qu'on doit nager dans les bons vieux clichés.

Enfin, que des gens s'opposent à ce qu'on les filme comme des espèces d'animaux dans un Zoo me paraît tout à fait légitime.

26.11.2008 / 16h02


pff

je trouve votre article très superficiel et un tantinet réactionnaire. Votre reporter n'a pas du rester plus de deux heures a christiania et disons , un week end a Copenhague. A mon avis, elle est mure pour travailler chez TF1. Votre plume a la légéreté du plomb.

13.11.2008 / 14h27


J'ai vécu un an à Cristiana et je peux vous dire que la violence n'y est pas plus présente que dans n'importe quel quartier de Copenhague. Il y subsiste toujours ce petit côté "make love, not war" qui existait dans les années 60-70. On y rencontre des gens très interessants et souvent très réfléchis sur l'actualité ou les problèmes sociologiques, beaucoup d'artistes aussi. Le soucis c'est qu'aujourd'hui ils ont peur que leur communauté soit dissoute alors ils deviennent méfiants.

03.11.2008 / 16h30


il faudrait qu ils se mettent à l'electro ça leur ferait du bien. A écouter Neil Young et Crosby, ça les rend aigris. Mais moi aussi ça me fouterait les boules

03.11.2008 / 15h58


jamais été chaud des babas cool en fait. Jai bien aimé HAIR

03.11.2008 / 15h56


Non, Christiania est LISTE parmi les endroits les + visités, juste à côté de Legoland. Je n'ai pas vu de beauf-pop corn, plutôt japonais-photos et souvenirs bio...

03.11.2008 / 15h02


avant les contestataires se mettaient "en reserve du système" maintenant, ils se regroupent ds des réserves. Bon OK

03.11.2008 / 13h37


ce qui me frappe c le rapport à la cviolence totalement inattendu ds ce genre d'endroits. que la nana dise "fais attention, ils peuvent te frapper" a cause de la caméra, c dingue parce que ça correspond en rien de ce que j'imagine des hippies

03.11.2008 / 12h34


@annabelle

c'est vraiment legoland ? des beaufs avec leurs enfants et leurs pocorns viennent visiter l'endroit ?


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