Tais-toi et mange mieux
Vidéo: Gros fight entre publicitaires et consommateurs sur l'alimentation.|
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Bien-sûr, on va nous dire que c’est un peu facile. Mais la coïncidence est trop frappante pour ne pas être remarquée, disons, au moins une fois. Alors que la planète découvre, atterrée, le retour d’émeutes de la faim dignes du moyen âge, Roselyne Bachelot menace de sévir contre les géants de l’alimentaire qui refusent de l’aider dans sa lutte contre l’obésité infantile. Dans sa ligne de mire : l'encadrement de la publicité pendant les programmes TV pour les plus jeunes. Ca sonne un peu comme la réflexion de bon sens de Dominique Strauss-Kahn, le directeur du FMI, qui remarquait qu’il est impensable de développer les bio-carburants devant des milliers de gens qui crèvent de faim. Evidemment… Aussi, voir la ministre de la Santé Roselyne Bachelot menacer de « contraintes », les grands groupes alimentaires en pleine guerre de la famine, a-t-il quelque chose d’étonnant. Elle n’y peut rien, la ministre, elle a même raison. Voilà plusieurs semaines qu’elle est engagée dans des discussions avec les professionnels pour qu’ils encadrent la publicité télévisée pour les produits alimentaires et retirent les confiseries aux caisses des grands magasins. Et la Société Française de Nutrition vient de lui apporter son soutien. "Dans le contexte actuel de la prévalence du surpoids et de l'obésité des enfants en France (...), la SFN soutient cette décision", de recourir aux sanctions, remarque un communiqué. Selon les statistiques, 3,5% des enfants de 3 à 17 ans souffrent d'obésité et 14,3% de surpoids. Et "plusieurs travaux d'expertise collective démontrent l'influence de la publicité sur les choix alimentaires immédiats des enfants", a noté la SFN. "A plus long terme, ce choix influencé par la télévision (et la publicité) peut, directement ou indirectement, participer à l'acquisition d'habitudes alimentaires défavorables". |
« Je ne suis pas d’accord avec deux mots que vous utilisez : information et vérité. Ce n’est pas de l’information, ce n’est pas de la vérité »
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Jacques Torrance







24.04.2008 / 13h48
ALFRED NAUNîMES