MGMT, The Kooks, Duffy
Zik 4 next week L'album de la semaine prochaine, c'est Oracular Spectacular du groupe new-yorkais MGMT.
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Deux ans après le succès de leur premier album Inside In Inside Out (plus d'un million de ventes rien qu'au Royaume-Uni), le groupe britannique pop-rock The Kooks revient avec Konk , histoire de transformer l'essai. Au vu des premières estimations de ventes, cela devrait être une formalité. Pourtant, Konk est un projet très décevant. The Kooks font visiblement partis de ces boys band à l'anglaise qui aspirent à incarner la relève du rock britannique ; un fantasme sur l'idée d'un grand écart générationnel fédérateur entre les Stones et Blur dont ils seraient les héritiers. Le problème, c'est que si la qualité générale de la production de Konk est honnête, les mélodies interprétées par Luke Pritchard, chanteur attitré du groupe et accessoirement ex de Katie Melua, manquent en revanche singulièrement de fantaisie. Les relents rock et les sonorités poppy sont sans punch, soutenant avec peine des lyrics tendance bluette (Love It All, Sway) aux refrains sans imagination. Avec The Kooks, on ne dit pas sexe, on dit to make love (Do You Wanna, néanmoins meilleur morceau de l'album). Enfin, le rythme imprimé par les musiciens est assez brouillon sur certaines compositions (Stormy Weather) et propose un ensemble convenu, sans surprise. Pour l'heure, la seule chose que The Kooks a de vraiment rock, c'est son arrogance. Pour le reste, on surnage dans Konk en cherchant parmi les vagues une chanson faisant office de bouée de sauvetage. Ce deuxième album, sans audace, ni message, est destiné à des gens à qui l'on voudrait faire croire que la variété tendance soupe est un concept pop-rock. |
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Rockferry / Duffy
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Petit phénomène de société en Europe depuis la sortie de Rockferry, son premier album, il y une quinzaine de jours (déjà 60.000 exemplaires vendus en France, N°1 au Royaume-Uni), on s'est donc penché sur la qualité de l'opus aux accents soul proposé par Duffy, auteur et interprète Galloise, allègrement présentée ici et là comme la nouvelle Amy Winehouse. En réalité, mis à part le nombre restreint de chansons sur la tracklist (10, comme sur le Back To Black de Winehouse) et un grain de voix facilement identifiable, on a du mal à saisir la comparaison. De toute évidence, la production de Rockferry ambitionne un son rétro à la Motown. Mais le tout est un peu poussiéreux et sans relief, loin de la qualité du travail d'un Mark Ronson (grand manitou de Back To Black). Si les capacités vocales de Duffy sont indéniables, la chanteuse offre une prestation appliquée, voir policée, construite autour d'un phrasé très académique. L'écoute de ce projet n'est pas désagréable, mais malgré sa brièveté, la tonalité monocorde de l'opus se fait très rapidement sentir. On retiendra quand même le premier single efficace Mercy, et dans la catégorie pas trop mal, Serious et I'm Scared, pâles figures de proue d'un disque sans génie. L'impression générale après l'écoute de Rockferry évoque le son d'une vieille maquette pas encore terminée. Les sentiers empruntés par Duffy sont balisés ; les fêlures aux abonnés absents (même lorsque les paroles se font plus graves) et la spontanéité aux antipodes de la musique soul. |
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Oracular Spectacular / MGMT
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Annoncé par les différentes critiques comme l'une des 7 merveilles du monde pop en 2008, Oracular Spectacular du groupe américain MGMT (prononcer « Management ») est donc enfin disponible cette semaine dans les bacs français. De passage à La Maroquinerie le 25 Février dernier, MGMT a suscité l'admiration des journalistes en présence. On peut dire que c'est avec raison. Pour leur premier album, le groupe originaire de New York signe un projet qui s'inscrit dans la mouvance du moment, à savoir un ensemble qui pioche irrésistiblement vers une pop aux pendants psychédéliques, nous rappellant au souvenir des lambeaux musicaux des Beach Boys. Les effets de rupture mélodique sont excellents et n'empêche pas l'unité d'Oracular Spectacular ; les chansons oscillent entre une mélancolie hallucinée (les inspirés WeekEnd Wars Of Moon, Birds And Monsters) et la fougue d'une jeunesse déjà consumée (le sublime Electric Feel, Time To Pretend). On regrette simplement quelques compos un brin plus faiblardes, et des thématiques, empruntés au mouvement hippie des 70's largement surexploités qui n'évitent pas les clichés (soyons fous, mourrons jeunes.). Il n'empêche que MGMT nous livre un bon album, jubilatoire et planant, qui trouve un équilibre étonnant entre les relents oldies de sa pop et le futurisme new look du genre psychédélique. Reste que si l'esprit véhiculé par les thèmes abordés sonne faux, leur musique est délicieusement insolente. |
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Matthieu Barbarin













02.05.2008 / 11h00
ALFRED NAUNîMES
02.05.2008 / 12h23
ALFRED NAUNîMES
02.05.2008 / 18h57
ALFRED NAUNîMES