Et si les Americains bombardaient la Birmanie… de vivres?
Interview Cette solution n’est pas la meilleure et est déconseillée par les ONG. Mais pour venir en aide aux 2 millions de sinistrés birmans, l’enferment des généraux qui continuent à bloquer l’essentiel de l’aide et à consulter leurs astrologues pour mener leur politique laisse peu d’espace pour une intervention sur le terrain.|
Hier, un premier avion militaire américain a fini par atterrir à Rangoun, après quelques appareils de la Croix-Rouge et de Médecins Sans Frontières. « La junte, jusqu’ici, a récupéré les cargaisons de secours livrées à Rangoon, mais empêche la plupart des travailleurs humanitaires étrangers de pénétrer le territoire, assurant être capable de distribuer l’aide promise par la communauté internationale », assure non loin de là Cambodge Soir. « Les premiers avions qui sont arrivés ont été pillés par la junte, qui redistribue cela via l’armée dans une optique de propagande », confirme Frédéric Debomy, porte-parole d’Info-Birmanie (voir interview). « Dans les médias officiels birmans, ajoute-t-il, on voit des soldats distribuer des caisses de vivres à la population, ce qui correspond assez peu à la réalité », ajoute-t-il : Et le ministre birman de la Planification nationale et du Développement économique (beau job) a rappelé hier sa position dans les colonnes d’un quotidien gouvernemental : « Les aides de n'importe quel pays sont acceptées » mais « la distribution des secours peut être gérée par des organisations locales ». |
2 millions de sinistrés, peut-être déjà 200.000 morts, et la junte refuse d’ouvrir ses frontières aux humanitaires.
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Bombarder la Birmanie de vivres ?
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«Ca n’est pas la meilleure solution, mais les Etats-Unis et la France pourraient faire le forcing»
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Face à l'obstruction de la junte à l'entrée des humanitaires, faut-il faire rentrer de force l'aide au Myanmar ? « Les Américains avaient envisagé la possibilité de délivrer des vivres par voie aérienne, puis ils sont revenus sur cette solution. La France aussi a envisagé de faire un forcing », explique Frédéric Debomy. « Reste que ça n’est pas la meilleure solution ». Mais pourtant l’hypothèse d’un lâcher d’aide humanitaire par voie aérienne sur un pays de 47 millions d’habitants, serait carrément moins loufoque que les différentes réactions du dictateur Than Shwe, qui gouverne de manière quasi paranoïaque et sur les conseils de ses astrologues, conclut Frédéric Debomy : |
A voir : Les médias d’opposition birmans
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| Des radios et télévisions émettent depuis les pays voisins en Birmanie. Par exemple, Democratic Voice of Burma compte des journalistes à l’intérieur de la Birmanie, et ses sujets radios et télés sont montés depuis le centre de la rédaction en Norvège. |
Johan Weisz








14.05.2008 / 13h49
ALFRED NAUNîMES
OK mais en échange je suggère à la birmanie de bombarder l'amérique de boîtes de slim-fast pour lutter contre l'obesité mortelle qui frappe ce peuple adipeux et suant.
13.05.2008 / 10h53
ALFRED NAUNîMES
Je pense qu'on se dirge vers ce bombardement d'un nouvel age. En fait les Américains (qui ont commencé l'aide) ont déjà dit : on le fait avec votre accord ou sans. Et jusqu'à ce jour, on ne dit pas non aux Américains.